le lavoir qui n’avait ou avait tout du bateau

le lavoir qui n’avait ou avait tout du bateau

la panière d’ osier empilée dans le baquet de bois délavé presque blanc – le battoir plus large que deux mains et tout aussi épais, la brosse chiendent pour les mouchoirs à carreaux achetés par 18 à la foire (6 bonimenté gratuits), la pierre ponce -pour le plâtre et la peinture à l’huile sur les bleus de travail – la pierre de marseille les draps de métis qui grattaient (un régal quand j’ai eu la varicelle*) et les torchons de lin qui essuyaient les verres sans trace à y voir le soleil c’était la procession des femmes le jour de toutes les lessives chacune sur sa pierre coulée dans la rivière pierre d’éternité
c’est ces jours là que j’ai vu les plus beaux crêpages de chignon (un autre était en haut de la ville pour mari volé) ;elles avaient à l’ ancienne les cheveux longs quelquefois jusqu’ à la taille et portaient sur la nuque façon donuts des chignons torsadés tressés tenus par des piques ou des épingles pour celles qui avaient encore les cheveux courts c’ étaient les rasées qui disaient avec le temps un peu fière – » mon cul est international c’est pas comme celle là qui dénonça jusqu’à sa soeur mais qui avait des amis au comité » -..
non, elles se battaient avec délectation pour se laver des roustes qu’ elles prenaient de leurs hommes qui n’ avaient pour comparaison que la vie de leur mère ou grand’mère et qui cognaient sur la vie qu’ils avaient, sur les mots réprimés qui remontaient en honte, alors ils tapaient moitié dedans moitié devant la maison et chacune savait tout de l’ autre mais elles étaient toutes fières le dimanche de leur homme bombant les maillots blancs lavés dans l’ aude les cheveux plaqués à la brillantine sauf honoré lui ça partait dans tous les sens mais lui était spécial c’est pour ça qu’on l’avait choisi
parrain devinant ma différence et que ma grandma côté juif avait – venue d’ une paire heure – pincé mon sein pour le rendre stérile excision de sorcière…
elles se crêpaient prétexte le pas synchro dans le baquet savonnant à contretemps -un peu mes vies- troublant l’eau de rinçage dans la rivière en mélangeant les marées… c’ était magnifique les voir manches retroussées sur les bras nus potelés brandissant les lavoirs -c’était pour faire peur- les jupes retroussées tenues à la ceinture par un cabios devinant la chair blanche des cuisses en des mouvements balanciers esquivant les coups au battoir évitant les doigts s’ agrippant au chignon elles s’insultaient en espagnol mais respect à la terre d’ espagne aux descendants ou ascendants sauf les filles qui draguaient leur fils et qui étaient toutes des trainées…puis par magie tous les mots enfouis étant sortis, elles reprenaient leur battoir et leur brosse md
* j’ai eu les maladies infantiles à 20 ans!!!

ils écrivaient encore

 » il fait une chaleur torride et j’aime les gens qui se gèlent à paris  » j’aimais ces aime du lâcher..écriture appliquée.. des points..des majuscules..des paragraphes d’espoir à l’encre bleue aux lignes bien droites à l’oeil mais la main moite..et la bataille dans la tête : suis un con..pourquoi écrire.. et le  » on ne sait jamais  » qui capitulait les espérances..les interrogations..
il y avait « donnez signe de vie »..;pour redonner vie à leurs inquiétudes…si j’arrive à la fontaine à la claire fontaine en nombre pair..pas d’impair.. j’écris..et ils tiraient des plans sur la comète..des promesses aux saints du paradis….
…vous excuserez l’inesthétique (apparent) du support de ces lignes…le seul moyen trouvé pour que cette correspondance arrive sans déchirure comme celle de mon coeur à votre silence le timbre ne pouvant être décollé par quelque pervers..songez que ma douleur m’a emmené au népal pour m’éloigner de vous et que c’est la saison des brouillards qui occulte même les himalaya … de retour à paris prioritairement et espérant nous vous contacterons..
j’aimais radoter châtelaines..mais il avait mains trop courtes pour flatter les croupes , mains de palefrenier

la rentrée

rentrée des classes…révoltez-vous les singes savants..
moi entre les conseils de discipline..les colles..les exclusions..
j’adorais l’école buissonnière en fumant des cigarettes.

I-

j’adorais l’école buissonnière j’y avais tous les silences toutes les solitudes j’y apprenais l’impunité passagère et y vivais tous les rêves j’y fumais des P4 achetées 20 centimes avec l’argent volé que je ne donnais pas à la messe ; mes escapades en déambulation marchaient dans les petites rues qui se croisent dans la ville j’aimais ces regards déserts du soleil brûlant des débuts d’après-midi je traînais fumant inventant invariabilité j’étais écrivain alors que j’aimais passionnément le théâtre…je lisais tout -mon père inscrit pour moi aussi à la bibliothèque municipale imposant ses choix de livres -quelquefois je le haissais tellement je souhaitais qu’il se trompât et prit dans les rayons un livre tellement ardu que lui-même ne put le comprendre…ou alors qu’il commence à la lettre A jusqu’à la lettre Z pour avoir l’intelligence universelle comme l’encyclopédie… le nez aux quatre vents je venais je pense recevoir le nobel de littérature à défaut d’orthographe : c’était rue coste-reboulh le soleil à la verticale ne dessinait pas des ombres aucun pépiement ou battement d’aile pas d’aboiement de solitude… seul le silence déchiré du bruit mat de la main de mon père sur ma joue..

il m’aiguilla comme la charrue jusqu’à l’école où mademoiselle nous reçut dans son énorme bureau qui sentait l’encre et le papier posant des questions idiotes « comment avez-vous fait ? vous étiez présente à l’appel »..oui mais je m’esuivais après..je m’ennuyais en classe « qu’allons-nous faire de vous ? » leimotiv d’écho à ma mère et vmoi encore dans les honneurs de récipiendaire je répondis innocemment « du cirque mademoiselle »  ..mon père n’était malade que de la tête sinon il serait mort foudroyé..

il fallait que je vous le dise md mai 2016

 

II-

1,2,3 soleil

chimie rien n’explosait 11 heures et la question « votre cahier oublié la semaine dernière et encore oublié la semaine avant..non je n’avais pas le cahier un côté blanc pour dessiner les éprouvettes fumantes sans fumée et les pipettes qui changeaient de couleur moins bien que mes mensonges et lui faisant face la page quadrillée où on devait raconter l’expérience et ses règles sans espoir de nobel marie curie l’ayant déjà reçu..
mes dérobades étaient l’alchimie de mes rêveries qui ne se réveillaient qu’à la cloche de fin de cours avec le sermon « n’oubliez pas votre cartable avec le cahier .ou ..conseil de discipline.; » dont j’étais une habituée
11 heure debout pour le salut.. tous les regards coulés vers moi les naseaux déjà frémissants souffles coupés et je sentais les prières montées au ciel du plafond écaillé : punition punition merci..; j’étais aimée et détestée de l’ose j’ose pas mon papa ma maman..a t-elle son cahier? son cahier rempli de tous les dessins à l’encre bleue à l’encre verte à l’encre violette à l’encre noire waterman (obligatoire)..oui j’avais dans le cartable mon cahier mon livre de chimie recouvert de bleu mais aussi l’encrier bleu, l’encrier noir l’encrier vert l’encrier violet.. mais j’avais perdu les bouchons en plein milieu du cahier et dégoulinant dans les pages du livre chimie de la classe 4 barbouillant mes mains tâchant le carrelage et faisant pousser le hurlement espéré -arrêtez ne sortez plus rien de votre cartable vous mettez de l’encre partout.. sauvée j’étais..qui pouvait croire que les feuilles étaient blanches le cahier vide.. cartable fichu je l’aimais bien avec son encre ça faisait artiste..
une autre fois j’ai dit que j’étais tellement malheureuse de l’exécution de caryl chessman que je n’avais pu apprendre leçons et faire devoirs..;j’étais une bonne élève difficile je m’ennuyais je faisais l’école buissonnière et je passais mes cours dans le couloir pour indiscipline ..
md

III-

le solex et le certificat d’études

En quatrième je crois quand avec ma suffisance de la plus intelligente du monde je me gaussais et bruyamment des passeurs du Certificat..mon père rappela mon gros problème de latéralité oui même encore et m’en fiche je suis une vraie gauchère qui entame sa marche au pied gauche qui ourle à l’envers qui réfléchit sans cesse de quel côté et qui pleure quand elle est perdue n’ayant aucun sens de l’orientation mes vies aussi.d’ailleurs .. et qui enfant avait une mère qui avait fait apostat que la main gauche était celle du diable ..j’ai eu les mains ficelées des signes cabalistiques du bien sur la droite et du mal sur la gauche qui servaient à rien des bracelets avec les médailles de saint antoine de padoue pour retrouver la bonne main, les bouffes les règles sur les doigts et les « si tu te sers de ta bonne main tu auras un cadeau tes sœurs non » qui les faisaient brailler en concert cacophonique des bacchanales d’orgies de volume de voix. . Surtout la seconde..
Perturbée par les regards coulants les chuchotements audibles faisant des parallèles avec la psychose maniaco-dépressive de mon père j’avais pris la totalité de l’espace de la feuille pour écrire ne sachant plus le haut le bas la marge et les retours à la ligne qui ne devaient pas déborder sur le bureau.. d’où un rendez -vous chez un psychiatre qui doctement explique que ne pouvant suivre une scolarité normale il était impératif pour moi un apprentissage d’où le certificat d’études
Je crois que ma mère était tellement secouée qu’elle aurait pu sur le champ renoncer me faire écrire de la main du diable -mais là c’était pas possible..
Et mon père continua disant que je devrais être la dernière personne à moquer cet examen qui était un diplôme de fierté dans les familles et enchaîna « si tu te crois aussi forte je vais t’inscrire et si tu l’obtiens je t’achète ton solex »

Les résultats étaient le jour même et j’avais chanté « lo rossignolet salvatge » à la place de la gymnastique.. Mon père à côté de moi n’y croyant guère  » calcul mental … » et mon nom fut claironné et nous sommes allés chez marson je crois acheter mon solex..;

la N20

….paris…latour maubourg..mis le rêve à sa place…tumultueux cahoteux orageux ..du rêve en remous..en ouragans tourbillonnants.. .
c’était carca toulouse limoges orléans paris..le 23 h du train ou la N20 ..la montée aux espoirs commençait à l’ex-voto de la ferveur romane de la chapelle marie-madeleine qui avait arrêtée la peste ..au rêve de riquet sur les ailes du moulin du canal du midi..assez grand pour les emporter loin au large des respirations ..et à naurouze au partage des eaux où change le climat tous les gens d’ici savent que .le sud s’arrête là.. .) et là était la cassure au coeur qui se craquelait en peur sur ce rêve en hoquet d’interrogations …à toulouse les rails luisants pouvaient faire retour..un long arrêt de changement de machine.. la péquenot restant avec son accent sur le triage de stationnement la nouvelle plus chicos plus rapide fonçant sans état d’âme sur un destin qui oubliait souvent les étoiles en chemin)
et je t’écris déjà.
.et le train filait .avec ces aiguillages ..ces bifurcations du coeur ….brives..;il y avait les mêmes arrêts sur la 20..les pareils silences.les mêmes vides…la province a mal quitter sa terre et c’est bataille dans sa tête.. désamparée comme enfant on éclate les ballons avant de les échapper au ciel..et le train engouffrait des tunnels des arrêts..chateauroux vierzon on sortait du loiret..l’air était plus frais..le ciel moins bleu ou la nuit plus noire effilant des nuages noirs devinés par le coeur qui tapait la sourdine des pensées.;les arbres étaient un autre monde de forêt..traversée de l’essonne et d’autres vies..d’autres rêves..mais je ne me souviens pas de l’espoir..je n’en avais pas besoin..
si déchirée écartelée éclatée ..paris assez grand pour m’y perdre et pour m’y retrouver..mais pas assez pour aimer/m’aimer..
porte d’orléans ou austerlitz..la fissure.
elle a commencé un mois de septembre la transhumance.. il y eut les orly toulouse orly carca roissy… allers et retours. dans ma tête.;.des va-et-vient… des moleskines vertes des couchettes des pullmans des voiture des péages des années et moi…et mes sacs de voyage immenses… descendant mes humeurs..et remontant mes colères..md

 

ÉTÉS À LA CITÉ

étés à la cité
II – après les chats.. le juilletiste….l’aoutien .ma soeur la boutique à côté avait pendu à ses portants de carte postale les cornes de roncevaux..silencieuses toute l’année.. quand elles sonnaient dans la rue on disait..tiens les aoutiens sont arrivés et dans son autre version les parisiens sont là.. l’office de tourisme et la guérite qui lève la barrière aux voitures qui vont au spectacle aux commerçants aux habitants aux copains des copains.. sont le trip advisor de la cité.. j’y suis citée à flopée.. cruella mégère mauvaise commerçante ..tout ça dénote hélas un manque de vocabulaire qui n’est pas seulement de vacances..le pire..mais tous les jours le pire dans boutique non stop du désert matin aux paumés de la nuit de 365 jours (même noël pour éviter les repas de famille et revendre les brûleurs d’encens les saladiers les gants et les écharpes offerts dans du papier cadeau avec des anges et des sapins..).
avec .les vols..hein pierre regard  le jour où réjoui pour moi par l’énorme sac siglé à ma boutique, .j’ai confirmé à ton air incrédule que non.. je n’avais pas vendu des nappes fleur de lys et des coussins à deux dames trainant dans la tienne ..avec les échanges de cadeaux ruineux des secrétaires bonnes nounous à leur patron toubibs avocats chefs de service par les légitimes (les illégitimes elles n’osaient pas) qui sans aucune vergogne venaient troquer la fierté de leurs employés contre des boîtes de paté..de luxe certes je refusais quand même les foies gras…..et les je vote hidalgo à l’époque c’était presque du même genre avec bertrand delanoé ..prenant les coussins pour table à langer ou caler le gosse pour le biberon.y laissant les couches souillées……et celui qui s’est tiré pour aller faire un tour me laissant la poussette avec le bébé rattrapé dans la rue et me tombant dessus disant que ce n’était pas la mer à boire;;que le gosse dormait .. j’ai cru qu’il allait me cogner quand j’ai demandé qu’il reprenne sa merde ou j’appelais la police…….celle qui jetant sa clope incandescente a fait une torche des bouquets de lavande…… les parents aux enfants qui cassent.. vite on s’en va la dame n’a rien vu… et quand on réclame qu’ils payent surtout pour la mauvaise action.; avec une facture pour l’assurance scolaire… généralement ces pourparlers peu amènes se font un peu à haute voix… et la foule qui passe prend fait pour le client -la solidarité de caste- précisant qu’il n’a pas à payer la TVA et que le commerçant à une assurance……et ces scouts de france qui m’ont séquestrée dans la boutique avec des clients je les avais jeté.. ils testaient les pots de confiture….et ceux ramenant pour défaut un produit d’ailleurs dans un de mes sacs siglés à qui il fallait expliquer que non je ne vendais pas ce style d’articles et que on devait faire appel à la police municipale  pour régler le litige…..et les pouffes qui venaient en essayage et defilé de la collection : ma couturière va me faire la même.. j’ai vu des coupons au marché..ça va me coûter peanuts..t’as vu le prix..elle s’engraisse large..et ces robes que l’on refusait d’essayer à des enfants tellement crassants et suants…vous n’avez pas de cabine d’essayage..non.. celà évite les tentations judiciaires de gestes équivoques.. ;désolé..mais les glaces c’est interdit… c’est écrit où ? l’argument.défendant qu’on n’est pas un con et qu’on lit les conseils juridiques sur mickey…alors collé bien visible de la rue sur une vitre la liste des interdits avec photo (c’est mieux l’image pour comprendre et même le texte de loi…. car hein…aux vacanciers on ne la fait pas..) -on ne mange pas de glaces-h- on ne fume pas –les chiens sont tenus en laisse-les enfants de moins de 12 ans doivent être accompagnés par un adulte – -appoint demandé (200 euros pour une carte postale à 0,40).. épuisant..et en français anglais espagnol.(il aurait fallu traduire aussi en néerlandais et catalans) les catalans qui ne comprennent pas l’espagnol..le français..que si pierre d’aragon..ici ce serait la catalogne..et pourquoi la fleur de lys.;c’est un château royal..et pourquoi.. on n’a pas le droit…les russes qui n’achètent que ce qu’ils ont montré du doigt.. les belges et les québec qui s’espatarrent dans les discours…les américains différents selon l’ état..j’aimais bien sûr les NYC pas trop nombreux ..les montana normal j’dore robert redford.; la georgie de mon amoureux.la floride des cuba libre.; les alohas… et m’entendais très bien avec les texans. j’adorais les japonais et toujours.. me souviens avoir entonné mireille mathieu avec un directeur d’une télé nippone.. un super moment.; et les italiens de rome et ceux de milan qui raconte sans humour que c’est eux qui font vivre l’italie.. et les gens délicieux de sardaigne..les russes des campagnes et leur guide natacha..et mes amours mexicains..brésiliens..en bref le monde .. j’ai aimé..quelques années..m’empêchant de penser..

suite III à venir

au paradis des chats reportage fin fond de l’alaska vu stub le maire…

au paradis des chats Rosa …

.salue Mlle Hôa fais attention à Pinguet-la-teigne chef de bande des mauvais garçons de Rabelais si tu as peur reste à côté de Teaufort-chat qui aimait tant avec l’embrasement de la cité le bruit des feux d’artifice et si tu aimes l’histoire écoute Trencavel pas au petit déjeuner..;c’est chiant les intellectuels qui racontent l’empire austro-hongrois dans ta tasse de café ne drague pas le somptueux Pagesou quand Peyrounette est dans les parages (j’ai prévenu) salue si belle frigoulette et rosemonde du nom d’un vers de poète et agathe sa soeur qui ne savait pas qu’elle aimait mes bras et ma bouqui …ton départ me parle de tous les départs gargamelle rambo des grillages et ma distraite pillule bada-chat ma silencieuse et billou trousseur de jupons chez les jeunes filles de bonne famille parti avant toi pour te montre le chemin et mon vieux marquis de carabas si vieux de presque 22 ans je craignais le casser en le portant et mon chiffon savitch qui dans mes bras se désarticulait…
ne donne pas ta langue au chat le sphynx n’attend que ça
j’oubliais tu diras aux chats noirs que Dieu ayant assez que l’on brûlat les chats noirs avec les sorcières est descendu un soir sur terre pour tâcher de blanc quelques poils sur l’ébène alors maintenant on ne brûle plus les chats noirs et du coup il n’y a plus de sorcières -que j’espère-
Tu salueras Kiki-la-doucette COLETTE, Chanoine Victor Hugo il fût en son temps quelque peu subversif,  Vanity MONTAIGNE, Chopin FIZGERALD j’ai été amoureuse de Gatsby (au cinéma) et avec déférence les chats de BRASSENS, les Beppo de BYRON et BORGES, Karou COCTEAU et les chats des poètes – il y eût même un chat nommé Stubs élu maire en 1997 de la ville de Talkeeta en Alaska : pas de politique à ton âge tu n’en as plus les griffes..;il y a un chat qui s’apelle Henri héros d’une série qui raconte sa vie sur le net il est dépressif et philosophe, pas le moment de le recontrer s’il a ses humeurs :
pour passer l’autre-temps relit Jean de la Fontaine, le chat botté, Alphonse des Contes du Chat perché, Grippe-minaud l’archiduc des chats-fourrés et ne te fait pas prendre aux yeux du chat k et quant à Azrael de Gargamel, Est-ce ta parenté ma Gargamelle..

* j’ai lu dans les historiettes de Tallemant des Réaux, l’épisode Mlle de Gournay femme de lettres assez connue, qui vient demander à Richelieu une pension pour ses chats ! et de cet autre ami des chats poète précieux sous le règne de Louis XIII qui reçut un chat en guise de cadeau, voilà ce qu’il écrivit à l’abbesse qui lui avait adressé ce félin -« madame j’étais si fort à vous que je pensais que vous deviez croire qu’il n’était pas besoin que vous me gagnassiez par des présents, ni que vous fassiez dessein de me prendre comme un rat avec un chat : néanmoins, j’avoue que votre libéralité n’a pas laissé de produire en moi quelque nouvelle affection, et si il y avait encore quelque chose qui ne fût pas à vous, le chat, que vous m’avez envoyé a achevé de le prendre et vous l’a gagné entièrement, c’est sans mentir le plus beau et le plus agréable qui fut jamais ». Voiture (et le chat se nomma Rominagrobi) md

merci stériliser vos chats

ils écrivaient….

– relis l’introduction de l’homme révolté de Camus où l’on trouve des mots clés :  » parler répare »
il disait dans de longues missives à l’encre noire « m’as-tu aimé un jour comme je t’aime encore aujourd’hui qu’est-ce qui peut me dire que j’ai été obnubilé par une femme que je ne comprends guère ..comment puis-je m’exalter alors que tu es mariée…je me suis levé aux aurores avec toi avant que les tracas quotidiens n’encombrent mon esprit..aux aurores prochaines j’espère que tu sera encore mienne, car la nuit sera longue..
dans ce fleuve de mes 20 ans les nuits étaient longues..les miennes écumaient les théâtres, les bars, les cinés, les conférences. .les siennes dans le midi étaient politiques à la lecture d’aujourd’hui les mots dans les désarrois amoureux dessinent des convictions politiques plus âpres plus intellectualisées ..c’était une fin de campagne électorale.. »en effet (enim serais-je tenté d’écrire pour être plus latin) un changement de régime sans un changement de gouvernement ne saurait à mes yeux correspondre à une révolution mais bien plutôt à une réforme..pour sûr, un gouvernement ne peut jamais être révolutionnaire en cela même qu’il est gouvernement…pour sûr également , il n’est pas de révolution économique que ses moyens soient sanglants ou pacifiques qui n’apparaisse en même temps politique..la révolte peut-être destructrice d’êtres, la révolution elle, détruit à la fois êtres et principes…on était en 68..et nos certitudes étaient sans impasse.;
j’adorais mon leitmotiv décliné sur tous les tons, pas très louable : « comprends au-delà »..bien avant que ne s’évanouissent ses projets chéris à me tenir la main le week- end ou ces remakes d’un homme et une femme ou les parapluies de cherbourg sur le marche-pied du rapide paris..

alors bossé au coeur, par mes retours différés/espacé il envoyait des billets bleus à ses amis qui adoraient mon hospitalité à paris des mots un peu déconfits – il y a des faibles femmes et des femmes fatales et des femmes infidèles et puis bien d’autres encore et puis….il y a « elle ».. toute entière..c’est pas rien
et il me disait….il doit me plaire de t’aimer..je n’aime guère que tu sois loin..et j’ai écris à mon amie d’ado qu’il ne voulait que m’aimer en toulouse au soleil de la garonne ayant tiré une alliance pour en remettre une autre..;je l’aimais bien..mais j’aimais tous les autres.et.j’aimais paris.. je n’avais pas le temps d’apprendre à aimer..
mdT85

il voulait sentir les copeaux de bois…il voulait être charpentier de marine….

Il voulait sentir les copeaux de bois…il voulait être charpentier de marine….

And shake avec une longue et étroite main…aux ongles transparents, un peu longs…j’appris plus tard qu’il grattait les cordes de guitare.. hipster ou fin de siècle il portait sa barbe stiletto et son corps mouvait l’indéfinissable..

Un matin de première réunion..c’était la fin de l’hiver..encore boueux de paris, aux moumoutes couleur du ciel derrière les tours de la défense, engoncé dans des cache-nez et bonnet de laine  dans cette odeur de RER aux mélanges de buée d’haleine, de sueur d’avoir couru des escalators aux portes de la rame,  trop chaud vêtu pour cette bouche moite,  hiver aux yeux endormis sentant les aisselles et les parfums de mauvais chewing gum odeur du métropolitain…Je l’observais…je déteste les poils…je déteste les barbes…mon fils est né d’une barbe même si elle-même n’est pas un organe sexuel reproducteur –pas de moi..j’ai dû le lire- son œil frisait,  manager,  ,  tantinet autocrate …- me regardant.. le regardais aussi..distraite mais mon job en seconde peau notait même les imperceptibles changements..son regard coulé,  l’air de pas rien,  attiré comme la phalène par la lumière et son corps endormi s’éveillant  aux interrogations…dans ces blablabla  de territoires servant de confortables honoraires et des rencontres de travail dans les grands  hôtels..pour des petits déjeuners presque des brunch..

;..j’adorais ça.. le meurice, le bristol, celui de la place vendôme, le plazza, le discret prince de galles..tous.. j’aime le feutré..la porcelaine translucide…aux anses ciselées racontant l’histoire des doigts tenant les tasses..j’adorais donner/accepter  ces rendez-vous à 7 heures du matin dans le rose du jour se levant dans paris ou dans la nuit grise du petit matin…la concorde est superbe déserte..juste couleur du glacis des jets d’eau qui la nettoie.. les becs de lumière luisants d’humidité..et  c’est plus compliqué faire pâquerette sur la tasse de thé que goguette sur la coupe de champagne que l’on doit poliment décliner la serviette sur les genoux.. le soir…quand j’habitais wagram avec l’amour de ma vie à quatre pattes de poils, j’allais au royal monceau…à un sucre fondu des bureaux 13 pour les initiés..Dieu que j’aimais ces moments là..une annexe hilton vient d’ouvrir à carca..pas encore pris mon thé/café/sucrés sushis …ne sais rien de ces ballets furtifs..de ces taisures sans signe qui disent plaisir vous revoir..

Comme cela me parait hors moi..analyses modélisations paralangage… essec sur sa carte de visite que l’on sortait de nos filofax griffés.faussement détaché .et qui se

transformait en signe de reconnaissance….dans sa tête, je suivais ses pulsions : la main qui s’attarde pour frôler la mienne, son heure d’arrivée jumulée à la mienne, l’accentuation de son eau de toilette..cette distante froideur quand je revenais..et l’alliance à son doigt qu’il dérobait ou montrait ostensiblement…les signes d’une pavane qui m’amusait…j’étais aussi alliance au doigt en ce temps là…ne me souviens pas si je la portais avec mon brillant des fiançailles. ;je crois que oui..à certains moments..comme une béquille sociale.

Il n’était pas mon genre (depuis que les féministes ont pris la main, on ne sait du littéral ancien ou moderne lequel des genres va être compris) …donc, littéralement ce n’était pas mon genre à barbe..enfin tout…il a du avoir un phénoménal courage lui, si bien lissé pour passer et sur la déontologie, sur l’hésitation, sur le conjugal, sur les tabous, sur l’adultère pour me téléphoner et lancer comme on se noie – « êtes-vous libre pour un café ? » bizarre les instants qui sont  paisibles …sans assaut…inéluctables…j’ai dit « oui » sans bousculade de pensées.. un oui de l’instant présent..on a pris un café…puis un autre…une fois…deux fois…un autre jour…le mariage est le contrat qui se signe chez le notaire…mais comme l’écrit celle qui fut la délicieuse nadine tallier épouse… « niez..même dans le lit avec votreamant..niez » ça m’allait tout à fait et je me débrouillais pour ne pas avoir à dénier..

Une escapade dans le fouillis du cœur..un tressaillement de l’instant..une envie de peau .., c’était bavardages sur moleskine de bistrot.qui se plissait à la chaleur sous les fesses…et le louffiat à qui on ne la raconte pas et qui avait envie de nous dire « ya pas de chambre ici » en portant avec un drôle de regard ,  jamais su si méprisant ou de connivence dans cette démarche plate les chaussures aspirant le sol se trainant..ils ont tous ces mêmes pas pesants allongeant le talon dans  ces larges chaussures j’ai toujours trouvé bizarre la façon de marcher des garçons serveurs.. café serré pour ,  ultra léger pour moi..seuls malboro et pall mall se cognaient sur la table jurant les rouges et les fumées..on bavardait..je l’écoutais me parler flibuste…cale sèche cintrage des bois mouillés de chêne étraves…..bordage.  .il n’était pas beau…enfin pour moi…je crois qu’il avait des lunettes..la barbe dans un visage émacié.à la peau matte ..fluet..une certaine élégance d’allure un peu enroulée des  épaules faisant croire à une timidité qui ne manquait pas de charme ,  de pas à sa place même avec son.. costume sur mesure..oui..quand je re-pense..rien mais rien de l’archétype que j’avais dessiné à mes 17 ans..et que j’enjolivais façon tunning……après chaque rencontre horizontale….il était touchant de passion alors que dans les briefings il était froid distant arrogant … si n’était l’œil ironique…

un autre jour, j’ai dit « et si nous prenions café chez moi..ça vous dirait ? » c’est au premier degré quand je ne pense à rien. Ça m’arrive souvent. ;et suis perturbée par les déviances à mes propos comme si je ne parlais pas normalement..occultant les codes.. plus tard on m’a dit que l’on ne comprenait pas très bien que je faisais des trous dans mes phrases..moi j’aimais mes ellipses..et sautais les ruisseaux sans m’appuyer sur les pieds..

je crois que c’est dans mon bureau que l’adultèrin a commencé…il y avait annand qui s’occupait de la maison…dévoué à mon mari..à moi aussi..en second..et mademoiselle hoâ sur le mimosa dont les pompoms pâlots enviaient le jaune lumière de ceux de nice..ceux illuminant en janvier  le marché aux fleurs..elle réfléchissait à un deux trois..je reste ou  je vadrouille… ayant compris que deux gueuses dans la maison allait poser des problèmes d’intimité…les chats savent avant vous les tremblements de terre…j’apportais le café…hésitante..un chouia  mal à l’aise …soudain..il regardait.à la porte-fenêtre du jardin …et j’entendis un.. « je peux » en appuyant  en même temps   la chaîne  où j’avais laissé sur la platine traîner un cd de presley …je l’ai vu à végas et en passionaria groupie j’ai tremblé et de passion et de désir…voix tatouée dans mon cœur…mon love parade….

mais j’.aimais  pas ..raconter et mes aime et mes livres et mes musiques et mes délires..seuls à mes amies.. anne des quatre cents coups ..françoise des joies et des effondrements..  ……ni avec maris..ni avec amants…encore moins à des gens que je ne connais pas…m’n fiche maintenant…mais là,  j’étais j’allais être moi ….c’est love me tender qui déjoua mes hostilités.. il se leva..me prit dans ses bras pour danser. ..autorité de marlou c’était une première..pour moi   « séduisance » …j’ai adoré..ma soumission….

j’ai reçu  une carte postale….carte d’il y a mille ans .. ;dans une autre vie j’ai vendu celle qui lui ressemblait mais dans le folklore du languedoc …et j’ai toujours pouffé : 8 euros madame mais c’est les messieurs qui achetaient et je les voyais soulever le satin de la jupe, le coton blanc du jupon..ils devaient être déçus de ne pas trouver de culotte en dentelle.. s’ils savaient que quelques années avant j’en avais reçu une d’une autre province avec la même  jupe de satin noir ..avec le tablier de dentelle –le corsage aux points lancés blancs ..et au dos sous une pensée à l’encre bleue  « eine blume für, kleine marion » accompagné de « meilleurs sentiments » j’étais incertaine entre le fou rire et la farce douteuse et je ne connais pas l’allemand..sauf les bières..schnaps  ramenés de bavière …

professionnellement .il était le 2 ou 3 du staff de cette boîte internationale….…ou alors,  il était incommensurablement pétri de sottises..mais j’aimais par lui, me laisser improbablement séduire.. ;et c’est là que j’ai parlé à anne.. ma vieille copine de baroudage..on a sangloté de rires.. mais elle avait noté que la carte avait été expédiée avant l’invitation de prendre un café…il est vrai..que je zappe souvent mon courrier..j’ai encore des lettres non ouvertes d’amoureux des quatre coins du monde et de leur cœur..je ne les jette pas..je regarde. .ces écritures encore à l’encre ou tapées à la machine type remington  dont certaines lettres se remplissaient de poudre de carbone pour jouer des rêves et des dessins  ….. j’adorais écrire.que l’on m’écrive….il m’écrivait..à l’encre bleue des  lignes montantes avec une fleur de sa main dessinée..j’ai gardé ces lettres comme d’autres..entre les pages d’un grand cahier..je crois que c’est mon père qui l’ a sauvé des années de baroudages de déménagements de vies..

-« une dinette.. vous amuserez..» je l’invitais à nouveau..annand était en congé….il venait de l’île maurice..où se côtoie comme en inde des castes des sous-castes de gens de maison. Moi je n’ai plus de nouvelles..il doit être remarié avec une ribambelle d’enfants..j’ai vu sa première femme il y a quelque temps à la télé..et puis.c’était un vie…et .. seule melle hôa faisait sonner son grelot pour dire..suis là…il faisait beau comme paris sait être beau au soleil…j’étais habillée bureau et c’était mon époque burberry..scapa … je déteste les collants porte des bas .et .suis pieds nus et n’aime pas les moquettes même celles sur lesquelles on s’enfonce comme dans le sable

Le bureau traversait la maison  de la rue au jardin. ;.. un servant de table portait une machine à écrire électrique IBM à boule vous savez ces objets qui font dire « dans le temps » dans le temps on intercalait du carbone entre deux feuilles pour copier et le plusieurs exemplaires se tirait à la ronéo ou des coulées d’encre maculées les feuilles, les doigts, les mains, les figures et les habits si l’on ne prenait garde…deux crapauds de chinz passé une table basse recouverte de livres et de papiers.et en banquette, .un petit lit, recouvert de velours cognac comme on disait à l’époque de chez cosserat..-toujours eu des  petits lits.. jumeaux dans la chambre suis d’une hostilié féroce pour les matrimoculs..les trouvant même  obscènes. –  .et des livres partout et des papiers partout et des crayons partout..et à côté de la chaîne un meuble croulant sous les disques et quelques cd….un décor à la emma bovary…et je lui préfèrerais maintenant the affair..  il n’avait rien dit..regardant..sans voir..

.j’allais chercher le plateau. pique-nique le laissant seul. ;. il installa l’habitude pour dissiper l’angoise.. avait remis presley sur la chaîne..avait oté sa veste..desserré sa cravate..lui donnant un air  juvénile..étudiant..en âge il devait peser 6/7 ans de moins que moi..j’étais tellement jeune..j’avais appris à ne jamais parler d’âge.. il attendait..sans un mot..souriant..m’attira à lui défaisant les boutons de mon chemisier..surpris par le porte-jarretelle..il respira sur ma peau mon parfum détachant mes cheveux dans le silence,  ralentissant tous ses gestes…et j’étais spectateur de cette histoire qui commençait à l’horizontale…il enleva  ses chaussettes en premier.. une chaîne pendait à son cou.

et  comme au cinéma dans ces films d’avant guerre il posa ses lèvres sur les miennes..juste posées..il ne les quitta pas quand son corps s’étira sur le mien…..ses mains.tenant  les miennes au-dessus de ma tête. ;.il pesait sur moi réunissant les contours de son corps sur le mien..comme on décalque..oui je ne pensais à rien.. j’aimais ce silence….suivre mon plaisir avec le sien..onduler dans mon ventre..dans le sien….sans bouger.. ses lèvres rivées sur les miennes..ses doigts serrant presque à les broyer les miens… et panique quand j’ai pensé protection….je suis folle… non pas tomber enceinte je ne prenais plus la pillule….j’allais voir à trousseau le number one du moment pour difficultés d’enfanter…..il me disait « c’est dans la tête »..et je ne voulais pas me shooter aux hormones..je voyais les nanas..attendant la consult..non..j’avais une trouille bleue des syphillis et autres noms de fleurs..les maladies des alcôves..des femmes de mauvaise vie..des goueleuses et autres jambes levées des théâtreuses  aux promenoirs de fracs, de fleurs à la boutonnière..de gomina..et de chapeaux à claque qui faisaient les applaudissements des french cancan ..sans oublier les modistes..la

deuxième vie des époux bigames..avec enfants nés de père inconnu.dans  ces livres19ème..…et je ne connaissais pas encore la protection du kanamara matsuri qui protège aussi des maladies vénériennes …cela aurait du me mettre la puce à l’oreille..me faire pressentiment.. divination..bé rien…la béotienne en athénie..

Et dans les creux de nos plannings, son corps épousant les contours de mon corps, ..cette attirance épidermique vivait de nos plaisirs et des taisures..seule la musique parlait à nos corps enlacés et on se quittait sans prochain rendez-vous…quelquefois des confidences lui échappaient comme des mots d’amour..je ne savais y répondre..nous avions un pacte de silence sur le business. . Alors il parlait de coques de bateau d’étraves et moi je parlais de voilier sur le bassin ou des aller-retour en record de vitesse de la jetée péreire au pyla.d’un zodiaque que j’aimais bien..là il vaut mieux s’accrocher aux cordages..on volait en brisant les nuages….…un jour j’ai demandé à anne les clefs de son appart’…je voulais une après-midi à moi..à lui.. sans crainte du marital ..….je ne m’interrogeais pas sur cette idylle..idylle-adultère….je ne me posais aucune question style sentiments..amour.. et demain.. j’étais en break dans l’instant..qui était super

agréable..super érotique.. il m’écrivait.. une littérature de gare..un peu pressante – « quand vous reverrai-je ? point ne sais, ma mie. J’attendrai un signe du destin malin, celui qui a croisé nos chemins….Je vous serre dans mes bras et mes lèvres au creux de votre cou laissent l’empreinte chaude de nos parfums mêlés » et je dis à anne « ok pour la chambre d’ami ? » – «  prends la mienne..vacances de pâques..je pars dans le midi..j’emmène basilic. » .basilic était son vieux chat..ensuite il y eut suze et sancerre..un pouilly-fumé.quel plaisir dans le palais même si le mien est au bourgogne..elle habitait un grand appart ancien pas loin du bois de vincennes au-dessus du commissariat de police… on cultivait sur le balcon de jolies herbes à fumer..en dessous ils pensaient que c’était pour le concours de la ville fleurie..et sa mère avait trouvé jolies et vivaces ses plantes qu’elle ne connaissait pas..en  avait pris un pot pour la tombe du pépé au père lachaise non loin d’une autre de nos idoles qui n’avait pas eu le temps de les remarquer..le soir même, escaladant le muret à côté de la porte de fer nous avons éclairé à la lampe de poche et au briquet les allées en se faisant peur  et ramener notre belle décoration sur le balconnet avec les deux autres,  hilares mais d’un rire jaune.. pas drôle faire les cimetières à une du matin…avec des rencontres possibles de vivants et de morts..

je ne pouvais en planter chez moi.. l’inquisition était aux fenêtres..pire qu’avec saint dominique..je voyais un magnétiseur tous les quinze jours pour des crises d’allergie jusqu’à l’œdème de quinck qui me pourrisait la vie..non pas quinck..cette forme d’allergie incompréhensible pour les allergologues qui avaient décrété qu’elle était nerveuse..c’est un copain toubib se basant sur le fait que les hôpitaux commençaient à envoyer chez les rebouteux les patients atteints de zona me dit-«  pourquoi pas..pour toi. ».suis du genre à répondre présent mon général à toutes les conneries..désespoir de mon père quand j’étais enfant..tous les quinze jours je partais à trifouilli les oies et le magnétiseur mettait ses mains ouvertes à quinze centimètres de moi ..il donnait aussi des cours ayant déjà importé le new age..il m’expliqua qu’il serait peut-être intéressant à mon cas , chez moi, de prendre un œuf le passer sur mon visage et sur mon cou comme le pinceau de blush surtout ne pas casser et le brûler.. en totalité.. jusqu’à la cendre..pauvre Jeanne dArc..je fais toujours avec conscience ce que l’on me dit de faire ..quand je lis c’est un peu différent sauf pour les notices mode d’emploi…que je ne comprends pas..ou les maths.. un soir où je suis seule je me revois debout dans le salon avec mon œuf que je passe consciencieusement sur moi l. ;j’avais comme pour des brochettes de chamallow rempli de charbon de bois un barbecue de table en fonte que j’installe sur le rebord de la fenêtre donnant sur le jardin..flambe la totalité de la boîte d’allumettes pour exploser les flammes . ;..il faut du temps pour faire des braises..et ’enfin, je dépose avec infinie précaution l’œuf rempli de mes allergies mes mauvaises humeur les deux et les sorts que l’on m’avait jeté dans le moi–il purifiait aussi des mauvais œil. ;-sur les flammes ..cinq minutes ne se sont pas encore écoulées..on sonne à l’entrée et par l’interphone j’entends – « c’est les pompiers on nous a signalé un feu chez vous..merci nous ouvrir la porte »-« moi, un feu..non il n’y a pas de feu..c’est une farce..yapadefeu.. » « ouvrez la porte sioulplait… » « moi un peu paniquée « c’est rien un petit barbecue pour une grillade..c’est rien..pas de feu.. » j’étais doublement en panique..le magnétiseur m’avait dit –«  que si l’œuf ne brûlait pas entièrement , les maléfices du mal allaient se multiplier et se répandre et revenir comme boomerang; » c’est comme à la messe. ;je crois tout ce que l’on me dit quand c’est miraculeux..et je regadais où en était la crémation de mon œuf, bien décidée à ne pas ouvrir la porte jusqu’à la réduction en cendres…et je revenais à l’interphone –« si vous n’ouvrez pas on enfonce la porte. ; » et les deux téléphones sonnaient en même temps..je regardais mon œuf..et là, aux fenêtres de l’immeuble en face…tous les voisins..regardant et me criant je ne sais quoi…c’est vrai que deux jours avant ils m’avaient rendu service pour me dire que melle hoâ était au plus d’un arbre et pleurait ne sachant comment redescendre.

.bé oui, les chats aussi ont le vertige..et j’avais appelé les pompiers..et avec la grande échelle avaient récupéré mon chat nullement reconnaissante qui soufflait comme une diablesse essayant de griffer le cuir costaud de la veste de protection..re-sonnette avec un doigt en continu ..moi toujours sur l’œuf dans le barbecue.qui avait explosé et les débris se consumaient avec une odeur déestable..silence de la sonnette.. je n’avais pas entendu de fracas ..mais .à la porte du salon, mon mari suivi de trois quatre pompiers qui avaient appelé la police devant mon refus d’obtempérer…avec l’extincteur ils éteignirent ce qui restait de rougeoyantes braises et après le de mon époux absolument furieux –« tu n’en rates aucune.. la rue est barrée par la grande échelle, la voiture de la police » et un flic m’expliqua comme si je m’étais évadée de charenton –« qu’il est interdit à paris de faire des barbecues. A neuilly c’est pareil , .que c’est passible de ce que je sais plus. Et d’une amende »..bon mon conjoint étant assez connu on me dit que l’on passait dessus pour cette fois..que je ne recommence pas..j’avais l’impression d’avoir cinq ans.. les voisins de la rumeur en meute qui avait fait le quinze en exagérant espérant peut-être passer à la télé ou sur le bulletin du canard du canard du maire. ;.j’étais folle de rage.. incident qui n’était pas fait pour la paix des ménages.. ayant plusieurs chantiers en cours ..difficile me casser comme je faisais à l’accoutumé prenant l’avion comme le RER

je décidais de tester le lit de anne..je le regardais dans cet espace inconnu.. inquiet sans repère..sans habitude..il m’entraina dans le couloir..je lui montrais la chambre..il me porta jusqu’au lit..je portais un short de ville vert anglais..un gilet gansé blanc

cassé chanel des boots larios..j’étais à croquer..pas à deshabiller.. jetée sur le lit dont il avait rabattu le patchwork mormon qu’adorait anne et ramené d’un de ses voyages…et on disait si on part au pérou passant la frontière par le petit train de la cordillère, on ramènerait des tissus brodés .je me laissais prendre. .toujours dans le silence. Toujours sans pensée..sans question..j’aimais l’amour…ces corps à corps clandestines..c’était un formidable adultère..mais cette double vie professionnelle et au lit commençait à m’ennuyer..je ne savais pas mettre en route la chaudière pour me doucher à l’eau tiède..et même l’habitude de ma tremper dans l’eau du bassin presque à tous les temps…je trouvais la douche glaciale ..

l’ étude se terminant, pour la première fois depuis cette aimantation , je me disais elle va être avec les vacances un moyen d’y mettre fin

c’était dans nos derniers rendez-vous..alternant chez moi..chez anne..je suis épouvantablement distraite..trop de papillons dans ma tête..et  je me gamelle..sur des marches..des trottoirs…des poteaux..vols planés.. généralement les mains en avant.. entorses..fractures légères..douleurs insupportables..bleus virant dans la gamme des bleus…des violacés..des roses..chevilles…poignet..genoux écorchés..de ma plus tendre enfance–« arrête de rêver..fait attention..c’est ta faute.. » quand on commence à divaguer dans sa tête sur le je commence à être mal..mais je sais pas..-« c’est pas que je vais faire… » alors le corps se suicide en écorchures de l’âme..sans bisous qui consolent les larmes…

une nième entorse sortant du RER… j’avais très mal..partout.. douloureuse ma cheville..claudiquant pestant pour arriver chez anne..il était déjà devant la porte..- « je croyais que vous ne viendriez pas..j’allais partir ».. et à l’instant, j’ai mis fin à cette histoire..les mecs vous diront que c’est ma spécialité…the end..sans coup de tête..sans rien..je pratique l’amnésie depuis ma plus tendre enfance…elle est mon chemin de vie..mais là, je n’avais qu’une hâte..celle de me doucher même à l’eau froide pour diluer la douleur… qui avait meutrie mes épaules, mes mains, mes genoux..et la cheville qui me faisait atrocement souffrir.. je suis dure à la douleur..j’avais un jour le genou si enflé.. gamelle..tennis..et en habituée comme il disait à la clinique des sports, je savais qu’une ponction remettrait de l’ordre dans l’articulation…à Paris il était chic en plus de son médecin chéri d’aller en contre visite dans un dispensaires ou de jeunes carabins  septième année frais émoulus des études mais connaissant les pointes des recherches du moment faisaient des diagnostics à moindre coût de la sécu et des mutuelles, meilleurs que les mandarins que je connaissais..donc j’allais au dispensaire de l’Etoile, pour subir le trocard qui aspirerait ma douleur… je me souviens de la mine effarée de cet étudiant demandant comment ,je repartais… -« à vélo ».. j’habitais le haut de l’avenue.. et le plus rapide et le moins douloureux  avait été de sortir mon raleigh vous savez ces vélos noirs à col de cygne et faire du roue libre dans les contre- allées de l’avenue …il est sorti pour vérifier se demandant comment j’avais pu arriver jusque là avec un tel épanchement …ce fut plus dur pour repartir…ça montait un peu…suis pas écolo avant la règle…ne supporte pas les contraintes…le vélo était pratique.habitude américaine. .on l’attachait aux grilles du métro..mes activités étant un écartement de compas assez restreint… et toujours à la bourre mais exacte à l’horaire des rendez-vous mais pas à ceux des amoureux.

.je simplifiais ma vie sans stationnement..attente des rames.. une seule fois..j’ai eu la haine…mais rien n’aurait pu changer à cette grève de métro surprise le soir de noël où j’avais du monde pour le dîner..…j’étais à l’opposé ..côté Vincennes..et les parisiens savent…les taxis sont pris d’assaut…les embouteillages monstres..les bouches n’émettent que des maudissements…et autres gracieusetés…donc, ce soir de Messe de nuit, j’ai à pied traversé une partie de paris…et je chantais faux pour moquer mes larmes de dépit de colère.. un rendez-vous foiré..avec un mec d’ambassade de merde..qui pensait à mes jambes..n’écoutait pas mon sacré boulot sur les anciennes fraicheur des maisons d’orient.. avec l’eau qui coule sur les murs de torchis entre deux remparts..et comme d’habitude, j’étais partie à l’envers dans le métro.. j’avais un peu oublié mes douleurs, mes bleus, mes bosses en me concentrant sur son corps.. finalement, il n’avait aucune imagination.. était bredouillant dans ces innovations..je pensais ..je suis le brouillon de la prochaine..avec son air de rien. Son air si sûr …son air d’aimer m’aimer..

c’était l’avant dernière fois que je le voyais… j’ellipsais le téléphone..n’ouvrait plus ses lettres qui se copiaient.. ;. »il aimait la fleur sauvage…moi… il me comparait à la douceur du bois après le rabot.. ;à l’odeur des copeaux..  j’adore la mer l’océan mais pas les cales…c’était fleurette au bal popu… il me manquait plus que le rouge à lèvres « rouge baiser » et le charbon de bois pour dessiner mes yeux..

un matin au lever haut le cœur…étourdi d’étourdissement.. le teint brouillé des lendemains  « aux autres..à ceux qui sont partis..à ceux qui vont venir. ; » ça fait beaucoup de verres jusqu’au fin fond de la nuit..je pense à ce poème de bernard dimey « si tu me payes un verre..je ne te demanderai rien » et ainsi quelques matins qui se suivent.. vous savez ces doutes qui s’insinuent sous le derme..sous les bulbes des poils.. dans la bouche sèche…dans les dents…je serre les dents ..un étau.. pour me taire…pour m’épiler à la pince à épiler…quand je suis colère..quelquefois quand je me laisse aller à fondre de tendresse.. quand je dis non pour pleurer.

.toubib..prise de sang.. les je sais pas quoi qui augmentent.. mais je sais que ce ne sera pas mon ventre…inextricable situation..trop connu pour trousseau qui ne comprendrait pas. Pour l’américain.. pour… me souviens de F   copain de mon pays dans la montagne installé en banlieue..j’allais manger avec anne de l’accent de ces r. de la vallée dans le 11ème..

il y avait des cassoulets (j’ai horreur..sauf la soupe de la miche de la veille, un peu rassis qu’on arrosait de larges rasades de louches de bouillon dans lequel cuisait les haricots la saucisse le confit  les couennes  les ails et l’amour du pays), des magrets dégoulinants de gras dans les braises , avec la peau dessinée par les grilles couleurs des crocodiles tannés pour les cuirs de la rue saint honoré.. il y avait les freginat recette de la anna (c’était toujours la même. Juste le prénom qui changeait) les pieds et la tête..alouette je te plumerai..et F avec des poutous et des nouvelles des cailloux des rivières, des arbres tordus par le cers, des raisins verts sous les feuilles jaunies, des mottes de terre, du corbière meilleur que le minervois..des tannées au rugby.. du bufoli.. »ta été cet année. » « .et à limoux »..ça n’en finissait pas..comme les parties de boules sous les platanes..et les rassègue des vieux sur leur banc regardant les étoiles…et comme on enlève le sparadrap je dis « suis enceinte ».. il alla se laisser tomber derrière son immense bureau ciré brillant comme on fait briller à la campagne…et « comment ça t’es arrivé.. » j’ai ravalé la Conception de Marie..avec mon rire.. puis les questions doctoreuses…depuis quand..tu es sûre.. oui. Comme Marie l’Immaculée…le plus hard était le secret..les  24 carats au doigt ..et à ,la vie à la mort ça devait rester off..mais ces années là il existait des procédures mises en place par nos défilés pro-avortement..et Simone Veil qui avait pris en loi les destins amers.. et un sésame du planning familial obligatoire pour une clinique.. de l’autre côté de ma vie.. aucune contrainte.. mais de ce côté de la seine il y avait le protocole.. j’ai un rendez-vous sait plus si 20ème ou 19ème qui n’étaient alors pas parents d’anne hidalgo et de tous ces rois de la bicyclette sur les berges fermées mais qui ne savaient pas que pour être du grand monde il fallait que les enfants soient inscrits à stan ,st louis gonzague ou eabjml…et là, je suis dans une pièce de gombrowicz et dans une pièce encombrée de prospectus de revues..elle était sur une chaise derrière sa table…le cendrier plein de tabac brun.. petite très imbue du rôle social et déterminant du pouvoir face à une créature qu’elle croyait inculte sur les protections loin de la méthode ogino des catholiques pratiquants pas l’abstention autre que pour procréer.. «-  vous connaissez les contraceptifs ? moi – « oui » -«  vous avez oublié ? » « -non » « vous ne saviez pas ? » « si » « vous avez un gynéco ? » « oui » « il ne vous a pas informé ? » « si » « pourquoi êtes vous là ? » moi dans ma tête pour passer le temps…

et je pensais à toutes celles qui s’étaient assises sur cette chaise.. effondrée..épouvantée…une peur effroyable au plus profond des entrailles…culpabilisant..là c’était plutôt denise dans corps et âmes qui me faisait le cinéma..en réalité je ne pensais à rien..sauf au certificat du planning familial donnnant son accord…je me suis demandée comment j’avais pu manifester hurlant aux banderolles je suis maître de mon corps..je choisis d’avorter..je repensais à Joelle Kauffmann..et aux autres…et la pensée intellectuelle n’a rien à voir avec être assise sur une chaise face à la nana du planning familial qui essaye de vous faire comprendre qu’il est important d’utiliser tous moyens contraceptifs que le dernier recours était karman …je hochais la tête.. et ça ne m’a plus amusée…j’ai balancé que j’étais apparemment stérile…que je ne pouvais enfanter…que non je n’avais pas de signes de ménopause pas encore..que je n’avais aucune raison de prendre la pilule ou autres…que c’était un adultère utérin…et qu’il me fallait vitalement leur autorisation écrite pour une clinique du je sais plus de la proche banlieue…et elle continuait…- « mais je suis obligée de vous parler contraception contraceptif contra.. » et je suis de si mauvaise foi quand je m’y mets…j’ai mis un moment à me calmer.. sais plus ce que j’ai raconté à mon mari…un kyste..une trompe..drôle de son de  trompette pour kékéger « c’est une copine..qui m’as dit..rendez-vous sans attente.pas comme dans le coin.. ».pour biopsie….. Avant ou après..oublié F m’attendait dans le hall..je me souviens je portais un short velours à grosses côtes noir  un perfecto  et des bottes cavalières ..en noir..le hasard de l’armoire et du sac de voyage. Un look que je pensais nana..panoplie de nana…je lui donnais mon papier.. un peu crispée.. il me dit je reste avec toi..une heure ou deux..tu auras le temps d’aller à orly..ensuite..la suite .. c’est l’amnésie…et dans l’ouate , un rêve étrange..ou des vraies images…même chez sigmund on sait pas..un défilé de bannières tenues par des nouveaux-nés..avec écrit dessus nous sommes les avortés…j’étais terrorisée..se mélangeait la vue du stade aperçu par la fenêtre..le vel d’hiv… la déportation des enfants juifs …et tous ces petits êtres blancs dans la lumière blanche porteurs de bannières blanches et rouges…je reçu cet onde peut-être enfouie de culpabilité me souviens avec ma main sur mon ventre..douloureux un  pansement qui tenait un tuyau comme une paille qui absorbe le sucré glacé de l’été…F était à mon chevet m’expliquant laborieusement…non..une grossesse  intra-utérine.. ça arrive… impossible par coelescopie –vous savez ce minuscule trou qui laisse sur la peau juste un grain de beauté- on a incisé…non..ça ne se verra pas..au ras du pubis…différent .

.maintenant.. les filles se rasent pour faire croire qu’elles sont nubiles… suis du genre à dire le bon Dieu m’a puni..c’est toujours à moi que ça arrive..me souviens dans les réunions se disait : donnez à marionnette..…nous aurons tous les points de dysfonctionnements.. vous savez comme dans ce film ou depardieu suit pierre richard pour retrouver une nana..il était pas mal weber à cette époque là..donc de deux heures nous sommes passés à trente six heures imposées par moi…pas davantage..j’avais loupé l’avion.. mais loupé la première communion de ma filleule..

il m’attendait au coin de la rue…les bras ballants ballot..il essayait de sourire mais je sentais qu’il suintait de trouille..de je ne sais quoi…-« vous m’aviez dit… » bé oui  je croyais..pensais..subodorais..c’était impossible..mais c’était arrivé.. il enchaîna « j’ai appelé la clinique » ma tête..me souviens quand j’ai annoncé..c’était devant chez anne..une place…il a du penser qu’il ne pourrait que tourner en rond…me souviens aussi du « ma femme va accoucher … » j’avais silencieuse visionner les refus prénataux..les rejets à la baise et autre gymnastique horizontale..mais je sais contrairement à ses pensées que je ne pensais à rien me concernant le concernant nous concernant…polie et tellement indifférente j’ai demandé si bébé était né..j’ai vu sa réponse dans sa tête.. il allait me faire agueu agueu.. j’ai tourné les talons le plantant là lui souhaitant bonne chance en souhaitant un distant rapport professionnel dans les dernières réunions de conclusion..conclusion ..oui avec un appel esclaffé de anne qui me disait… décroches tes chewings gum de ma lampe de chevet en partant la prochaine fois.. je comprends qu’on ne parle pas la bouche pleine….

md