I – il voulait sentir les copeaux de bois… il voulait être charpentier de marine

Il voulait sentir les copeaux de bois…il voulait être charpentier de marine…
……………………….
..il m’écrivait.. une littérature de gare..un peu pressante – «  » quand vous reverrai-je ? point ne sais, ma mie. J’attendrai un signe du destin malin, celui qui a croisé nos chemins….Je vous serre dans mes bras et mes lèvres au creux de votre cou laissent l’empreinte chaude de nos parfums mêlés » et je dis à anne « ok pour la chambre d’ami ? » – « prends la mienne..vacances de pâques..je pars dans le midi..j’emmène basilic. » .basilic était son vieux chat..ensuite il y eut suze et sancerre..un pouilly-fumé.quel plaisir dans le palais même si le mien est au bourgogne..elle habitait un grand appart ancien pas loin du bois de vincennes au-dessus du commissariat de police… on cultivait sur le balcon de jolies herbes à fumer..en dessous ils pensaient que c’était pour le concours de la ville fleurie..et sa mère avait trouvé jolies et vivaces ses plantes qu’elle ne connaissait pas..en avait pris un pot pour la tombe du pépé au père lachaise non loin d’une autre de nos idoles qui n’avait pas eu le temps de les remarquer..le soir même, escaladant le muret à côté de la porte de fer nous avons éclairé à la lampe de poche et au briquet les allées en se faisant peur et ramener notre belle décoration sur le balconnet avec les deux autres, hilares mais d’un rire jaune.. pas drôle faire les cimetières à une du matin…avec des rencontres possibles de vivants et de morts.. je ne pouvais en planter chez moi.. l’inquisition était aux fenêtres..pire qu’avec saint dominique……………
entre…des mots..

paris exode..

on dit que paris exode depuis hier soir…ils ont gangrenés paris et son esprit..ses belvédères à chien..ses kiosques et même ses chaises en fer..et ils vont en fumet de gargotes excrémenter la campagne la province .-.le jour se lève trop tôt-.-le tracteur fait du bruit- « ils peuvent pas faire ça l’hiver » et que je te tâte que je te tripote . les premiers navets et les derniers potirons.. »vous n’avez pas des fraises..j’en veux 3..;des grosses. on est arrivé hier de paris avec les 2 enfants..je vous raconte pas..des heures de bouchon..à croire que tous les gueux de banlieue étaient dehors..ils ont de l’argent pour l’essence..suis-je sotte ils sont au gazoil polluant……faites-moi bon poids..et un prix peut-être..mon mari est resté à paris..;pas de souci pour venir ce week…. il a ses ausweis.venant de l’élysée..un pote de la télé ..vous. »servez avec les mains sans gant ? »  » mais ce sont les consignes de protection..vous vous rendez-compte que vous allez me coronavirez ..moi et mes marmots !!! je vais vous dénoncer..je vous laisse les fraises..elles ont l’air de n’avoir aucun goût !! »
et la marquisette de mes deux…bippa apolline du val fourré ..-non..c’est dans le 78..pas loin de chevreuse..qui lui conta..que ses grands parents ne pouvaient les accueillir elle et sa marmonée pour cause de coronavirus…
l’info de la peste était même dans les campagnes…et paris n’avait plus le prestige qu’il avait…md

et je les regarde ces BOF s’enfourner dans les wagons….aller contaminer la province…encombrer les hôpitaux…usant de passe-droits …moi…moi…et portant des masques alors qu’ils font défaut à nos soignants…même pas triste,..

 tendue comme un arc
ta bouche incruste
sur mon corps
qui ondule
des tatouages

laisse le feu au rouge
sur ma peau
shootée à la tienne
arrête sur le ressac
le cri tribal qui dérive

je n’ai plus peur
des marteaux-piqueurs
jouant Mozart
je suis ton gage
laisse le feu passer au vert

et j’ajoute e…

je les appelle les hipsters des mots de l’upper east side les férus du langage épicène..
et je lis « je suis FANE de lecture…le CLOWNE qui est en moi..quand l’inclusive faisait débat avec ou sans ébat..j’écrivais : Bé ouais j’ai plusieurs fois été dans la rue brandissant des pancartes demandant rappelant le droit de la femme dans la société…mais là..j’avoue que ces culottes mouillées à la connerie me font tomber les bras et pire que la vénus de milo…mesdames ressaisissez-vous..le droit n’est pas un gadget orthographique…vous alliez la faute grammaticale à la bêtise crasse..que vous utilisez en carte de visite dans les dîners en ville…je connais des femmes…qui ne peuvent vivre dans leur famille monoparentale…je connais des femmes dans de telles solitudes et dénuements…je connais des femmes…qui se font couler dans des promotions à la compétence parce que femme..je connais des femmes aux salaires inférieurs parceque femme…je connais des femmes qui portent l’eau sur la tête…qui creusent la terre pour nourrir la famille et enterrer leurs enfants…pitié au nom de Théroigne de Méricourt…Olympe de Gouges…Mary Wollstonecraft…Hariel Tubman…Tawakui Karman…Simone Veil…et j’ n’oublie pas Jeanne d’Arc…pardon n’avoir écrit le nom de toutes les autres..et croyez l’histoire…elles s’en tapaient du genre..alors faites pas boudoir avec e..;euse…iere.. au bout des doigts..
et je persiste et signe..auteure pour moi sent la ruelle des entrechats ..les goualeuses du caf’conc…la ministresse sur fond de billie holiday chantant strange frut et qui périphrase sur les ismes…la professeure madame claude …suis pas genre guerre dentelle..mais me heurte la disparition du chant du mot…au fait X ça fait comment en inclusive….: « et si vous êtes sages, je vous raconterai l’histoire assez méconnue des 3 reines magesses. »

un éphéméride de février

on est le jour du traineau en pluviôse

le premier dimanche de carême

le jour de sainte bernadette de soubirous fille d’un pauvre meunier du béarn .. à qui la Vierge se présenta par trois fois ..et lourdes vit naître la source miraculeuse et les boulangers en arrosèrent leur pâte pour le pain
pensées à bernadette lafon

mais aussi le jour de la mort de martin luther qui placarda en 1517 sur la porte d’une église « thèses » 95 protestations suivies par une partie du corps de l’église beaucoup de femme et cela fit un peu désordre à rome.. on les appela les réformés les protestants pcq ils protestèrent

c’est aussi un 18 févier que cortés pénètra le continent américain et que 40 ans plus tard de guise fut blessé par .;un protestant et la suite..

ah oui en 1859 la france occupa saïgon .;sais pas pourquoi -saïgon- mais je pense à lartéguy.;

et 2002 l’euro devient seule monnaie .. et après j’ai appris que non c’était pas non

et un 18 février 1929 la naissance de jack palance ; 1997 au cinéma premier tour de manivelle de steven spielberd et en je sais pas marianne james que j’aime bien

mort de stetson du chapeau du même nom

et dans les conjonctions sanglantes celles des matadors qui ont eu leur destin ce jour là souhaite que les taureaux aussi pour la der dans les airs -1875-1926-1970-1973-

et les conjonctions en étoiles pour fra angelico
et michel ange buonarotti

plein de rue s’appellent 18 février ? une au capucin à carcassonne

et les dictons du jour
à la sainte bernadette, souvent le soleil est de la fête

et pour ceux qui y croient on est le 29ème jour du verseau..

bon dimanche md

et lire….

je n’ai pas été groupie de chanteurs, d’artistes de cinéma, de coureurs cyclistes, de coureurs de fond (mais j’ai une signature de Michel Jazy ..c’était à carca.;au stade domec..j’allais faire du mur -tennis-et j’ai pris faisant déraper mon solex sur les gravillons comme les mauvais garçons avec leur mob une des nombreuses gamelles à l’amour propre de ma vie…..pour me consoler ils ont signé sur le rimbaud qui était avec mon solex ma deuxième peau..
non.. j’étais amoureuse d’écrivains..mais pas amoureuse d’amour..pas sexe..amoureuse amoureuse, ..comme enfant, on est amoureuse de Jésus..je n’étais pas bouleversée par leurs livres.. ils n’étaient pas nécessaires à ma respiration comme d’autres.. je ne les transportais pas en sacs à main..comme d’autres.. je n’avais pas de goût pour leur écrire… lnon…j’étais béatement ,..bécassement amoureuse.. et j’aimais cette sonorité.:.amoureuse.!. .. je lisais leurs écrits..les articles. j’achetais tous leurs livres.. . me scotchait devant l’écran quand ils parlaient..(..j’avais dans ces vies là comme dans les autres un mec … il y a toujours eu un mec. mais je n’étais pas une amoureuse défaillante;.) Je n’étais pas dans la passion secrète..dans l’énamouré ..en gravant au sylo bille leurs initiales sur mes paquets de cigarette .et je parlais de ces amours ..comme dans une pièce de théâtre..

geoges walter..la ballade de sacramento slim..me souviens plus de l’histoire..;seulement du titre et de lui.. cheveux noirs crantés, veste de velours , col roulé, fumant la pipe..un peu condescendant dans ses entretiens…et pour lui, j’inventais des histoires ..histoires qu’il aurait bien sûr dû écrire…j’étais l’égérie créative de cet amour… un jour, il a cessé..me souviens plus.. peut-être les souliers.. ; mais j’ai encore pour lui des indulgences liées à ce souvenir.. et il est hongrois.. c’était peut-être ça ce spatial .qu’alors j’ignorais..

michel del castillo.. aux magasins réunis qui ne doivent plus exister séance de dédicace… Une file très 17ème..de mise en plis et colliers de perles (je moque mais j’adore les perles.) et moi dans cette queue, mes livres à la main, un peu en chamade..même beaucoup quand vient mon tour : – « à quel nom.,? » paniquée.. ma première et dernière dédicace..-  » à moi. »..- « oui mais à qui  » ? – « le mien.. » il était assis.. tassé de biais sur sa chaise…le stylo à la main..fleurant l’impatience et le désagréable…la dame derrière me dit -« il demande votre nom »..et il a pris toute la page de garde pour griffonner à marion et michel del castillo..j’ai plein de livres dédicacés hors champ de ces séances.. ..mais celle-ci.une horreur à mon amour propre..encore… j’en ai acheté un autre par la suite qui réglait son histoire avec sa mère.. me souviens de celui-ci car il avait écrit parlant de Dina – « c’est le superflu qui lui est nécessaire.. ».et c’est mon coeur qui saigne quand je pense aux pauvres… il était brun aussi..les cheveux souples.. et il était d’espagne..j’aime les liens dans l’espace..une histoire aussi de famille..un grand oncle gracié par la fonction d’un autre grand oncle évêque ou contre-évêque..je n’inventais rien pour lui..juste un amour en rien.. comme cela s’est terminé… un passage à apostrophes..je venais d’apprendre qu’il passait le soir à l’émission… et j’avais enquiquiné un étage aux alouettes pour être sur le plateau.. pardon G.M.qui à ma surprise a mis fin à ce curieux amour..

avec Hemingway.. les amours purement livresques étaient compliqués. et me faisaient le palais au whisky car pas de goût pour les cocktails…mais j’étais rebelle au travail d’écriture.tout en rêvant du Nobel de littérature. j’ai fait un break avec lui..pour d’autres écritures….mais, je l’aime toujours..d’une admiration inconditionnelle…

suis toujours dans l’amour des pages reliées.en communication interstellaire . des atomes échappés reliés en signaux à mes particules et …dans ce centre
d’ influx invisible je crois aux contacts subtils des doigts pressant des paumes …

coucaril .,,. que soun noum s’abalisco…

coucaril .,,. que soun noum s’abalisco…
les coupe-feux à flanc de montagnes semblaient serpenter dénudant la terre couleur d’été n’ayant pas bue et depuis longtemps ..le lac de pradelles brillait au plus profond là où les arbres cherchaient la fraicheur en se courbant.. immobile..tout immobile..presque silencieux..on montait sur quintaine pour saluer les coucarils le dernier couple de la grande guerre..les derniers de la terre des châtaigniers des moutons des poules et des chèvres..une vingtaine de têtes sans compter les mouches…des chiures partout.. sur le rideau en serpillère qui barrait la porte… on sait pas à quoi….pas aux mouches .elles étaient toutes dedans….c’était encore ces maisons au torchis de pierre à flancs de rochers l’étable en bas pour tenir chaud l’hiver des poutres soutenant un plancher à claire voie où pendaient le jambons la cansalade et le saucisson…et la pièce commune éclairée du finestrou et par l’âtre avec son toupet de soupe sur le bord des braises.. le lit en alcôve sur de gros pieds équarris qui du mari ou du coucaril l’avait construit .?.ou trousseau de jeune fille… un édredon de satin rouge gonllé comme une toile de parachute essayant de battre avec vent un quelconque record..une table de bois poisseuse sur laquelle les mouches se frottaient les pattes avant d’être aspirées par ces rubans de glue.. noirs de vrombrissantes ailes.. désespérées… essayant de s’échapper.. il y en avait des dizaines pendus aux poutres par des punaises ..chauve- souris balançantes et écoeurés on courbait la tête pour que les cheveux ne s’y empèguent….. ils étaient tellement heureux de voir du monde.. je pense que depuis longtemps ils ne descendaient plus à la foire.. et que le camion boulanger épicier bazar livrait quand il n’y avait pas de neige…aujourd’h’ui ce doit être déjà blanc.. quintaine est à deux ou trois kilomètres du pic de nore ..
donc le coucaril appelé ainsi dans les villages était le frère du disparu de la grande guerre et pour que la veuve continue de toucher la pension il se dévouait se mettant avec elle à la colle (concubinage-pacsage..) pour le même nom de famille qui faisait que les enfants ne s’y retrouvaient pas entre tonton et papa… et ces couples ont tenu jusqu’à l’enterrement dans le beau cercueil de chêne.. et les chrysanthèmes des jardins les ont fleuris jusqu’au départ du dernier.
ils n’ont pas voulu que l’on paye le pot de miel des ruches de la montagne le sac de châtaignes ..on avait apporté du café en grain qui sera moulu à la poignée sur le moulin cloué au mur pour un café passé à la chaussette dans la cafetière émaillée à fleurs tout le monde sauf moi avait refusé la tasse fleurie de faîence disant qu’ils avaient bu en montant l’eau de la source…tu parles… et mon chicos de moitié m’a presque fait jurer que jamais on n’y remonterai..ils sont morts depuis… et je pense à eux.. les derniers gardiens des châtaigneraies de pradelles.. et à cette SCI qui achetait des versants de montagne pour protéger les autochtones des barbares à l’accent pointu…mais cet idyllique protection de la montagne noire est morte avec les sous………md

novembre

les conjonctions indifférentes au hasard se réjouissaient du futur chaos engendré par ces deux ADN qui ne devaient se rencontrer..quand le soleil tapait dru sur la maison elle lisait la presse du coeur et lui, dans ses nuits divagantes lisait des livres. quand je suis née j’étais déjà coupée en deux en trois en milliers de morceaux qui ne seront jamais recollés.. dans la grande chambre aux tomettes et courtines rouges aux lourdes tentures sombres ou seul le drap blanc à grands jour éclairait la nuit les cris absorbaient le balancier de l’horloge qui ne marquait pas l’heure d’hiver le solstice d’été l’heure sous pétain l’heure de la libération, l’aube ou l’aurore.. il sera moins deux heures au soleil et la pluie dans le ciel sans soleil était annoncée.. je crois que c’est dans ces errements que j’ai mangé mon cordon ombilical bien avant que granma signe de cabalistique venu de la nuit des temps presse mon sein pour relier à l’origine de la création la marque indélébile de cette continuité.
je devais hurler ennemie de toute entrave emmaillotée dans ces langes brodés laissant dépasser une tignasse couleur chatain pisseux.. et mon père m’a aimée..

au temps de la mouffe..les escaliers de la butte

du temps de la mouffe
les escaliers de la butte

c’était sa gloire passée qu’elle entonnait ballon de blanc sur le zinc dans ces « 5 billards » que j’ai adoré quand j’étais de la mouffe… Ma Poule…aujourd’hui toute ma tendresse dans la fumée des gauloises sans filtre.. des maïs…du sauvignon qui râpait et ses choeurs gouleyants mais si justes dans ces airs de paris… je me moquais disant c’est l’heure des rougnes et d’une tendre chiquenaude tu me faisais taire disant chante… et j’ai chanté avec le marcel rené jasqueline simone louis et pardon pour les oublis le répertoire des bals popus..et des trottoirs de paris….

en plusieurs bribes de mémoire

«